Je m’appelle Myriam.
Pendant longtemps, j’ai porté en moi un héritage d’oppressions et d’injustices sans pouvoir le nommer. Descendante de peuples colonisés, j’ai longtemps ressenti un décalage intérieur sans en vraiment comprendre la cause. Il m’a fallu du temps pour mettre des mots sur ces fractures invisibles, celles qui traversent les corps, les mémoires et les histoires.

Pendant des années, j’ai cherché à m’intégrer. À tout faire pour être acceptée. À me conformer.
Mais à force de vouloir m’intégrer, je me suis désintégrée. Et peu à peu, je me suis sentie aliénée.
En cherchant à m’adapter et à m’assimiler, je me suis éloignée de moi-même, je me suis retrouvée déconnectée de mon corps, de mon souffle et de mon intériorité.
Puis est venue une prise de conscience essentielle quand j’ai compris qu’une grande partie de ce que je portais, pensais ou croyais n’était pas réellement à moi.
Un jour j’ai lu une phrase de Steve Biko, une figurante importante dans la lutte anti-apartheid qui disait : « L’arme la plus puissante entre les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé. »
J’ai compris qu’un véritable chemin de transformation passait par un travail de déconstruction : déconstruire ce que l’on m’avait appris, ce que j’avais intégré malgré moi, ce qui avait façonné mon rapport à moi-même, aux autres et au monde.
La vraie libération ne commence pas dehors, elle commence dans la tête, dans le corps. Se désencombrer de ce qu’on nous a imposé. Retrouver, sous les couches, ce qui n’a jamais cessé d’être là.
Un chemin de retour
Il m’a fallu des années de pratique, d’exploration et d’introspection pour commencer à me désencombrer de ce qui ne m’appartenait pas.
C’est le yoga — pas celui des postures parfaites ni des corps sculptés — mais le yoga dans sa profondeur philosophique qui m’a remis sur le chemin.
Les enseignements philosophoques du yoga, les retraites de silence, les voyages à travers le monde ont été des chemins de retour vers moi-même. Une formation de plus de 800 heures en Hatha Yoga en Inde et au Canada. Des années passées à étudier les Yoga Sutras de Patanjali. Et ma formation en tant que psychopraticienne.
Tout cela m’a appris à voir autrement. À écouter plus profondément. À respirer à nouveau.
J’ai alors réappris à dialoguer avec moi-même. À habiter mon corps. À reconnaître ce qui m’appartient vraiment, à voir autrement, à écouter plus profondément, à respirer à nouveau.
J’avais intériorisé des croyances qui n’étaient pas miennes, des façons d’être qui m’étaient étrangères, des regards extérieurs que j’avais fini par prendre pour ma propre voix.
Je vivais à côté de moi-même.
Puis est venu le temps du dépouillement pour défaire, couche après couche, ce qui n’avait jamais vraiment été moi. Retrouver, sous tout cela, ce qui n’avait jamais cessé d’être là.
Ce processus, je l’appelle la réhumanisation intérieure. Et c’est de cette traversée qu’est née Essence de Toi.
Ce que je porte aujourd’hui
J’enseigne le yoga depuis plusieurs années — d’abord à Toronto, puis en région parisienne. Mon approche est ancrée dans les racines philosophiques de cette tradition, nourrie par la poésie soufie et la musique.
Ce que je transmets, ce n’est pas du yoga fitness. Ce n’est pas une performance. Ce n’est pas réservé à certains corps, certaines souplesses, certaines histoires.
C’est une pratique pour celles et ceux qui sentent que quelque chose doit changer. Pour celles et ceux qui ont survécu à des mondes qui ne les voyaient pas. Pour celles et ceux qui ont porté des masques si longtemps qu’ils ne savent plus très bien lequel est leur visage.Mon intention est d’accompagner d’autres personnes sur leur propre chemin.
Mon approche se veut respectueuse des racines de cette tradition, avec une attention particulière portée au yoga scriptural et à sa profondeur philosophique.
Pour qui ?
Ces espaces sont nés de ma propre traversée.
Ils sont faits pour toi si tu t’es longtemps adapté·e, conformé·e, ajusté·e. Si tu portes une identité que le monde autour de toi n’a pas toujours su accueillir. Si tu traverses une transition, un épuisement profond, un sentiment de déconnexion. Si quelque chose sait que tu es plus que ce à quoi on t’a réduit·e.
Ce n’est pas un dysfonctionnement. C’est ton essence qui appelle.
Ce que tu vas retrouver
Dans ces ateliers, tu vas apprendre à :
— Respirer pleinement et apaiser ton système nerveux
— Développer le discernement — viveka — pour distinguer ce qui t’appartient de ce qui t’a été imposé
— Accueillir ce qui fait surface quand tu prends le temps de t’écouter, tes besoins, tes limites, sans te juger
— Retrouver un lien vivant avec ton corps et ton intériorité
— Reprendre progressivement ta souveraineté intérieure
Ce que je propose
Séances individuelles en visio — un espace d’écoute profonde, à ton rythme, avec méditation et pranayama guidés.
Ateliers immersifs en groupe en ligne ou en préentiel — mouvement, souffle, textes fondateurs, silence et parole collective. Chaque atelier explore un thème vivant : la colère, le pardon, l’appartenance, l’identité.
Yoga dans les parcs — des séances en plein air pour habiter son corps, respirer et se reconnecter au vivant.
« Sous les couches de ce qu’on t’a appris à être, il y a ce que tu as toujours été. »
Essence de Toi, c’est l’invitation à retrouver ce chemin.
Si ça résonne, je t’offre un appel gratuit de 15 minutes — pour qu’on puisse en parler, simplement, ensemble.